Février 2019
AU SERVICE DES PAUVRES

    Pour celles et ceux qui ont suivi les travaux du deuxième concile du Vatican appelé Vatican II, ce fut un moment important et inoubliable dans l'histoire de l'Eglise et des conciles. Ce concile n'a pas été convoqué pour discuter de questions théologiques ou christologiques mais pastorales. Ce concile n'a condamné personne mais a invité l'Eglise à se poser la question que les pharisiens avaient posé à Jean-Baptiste « que dis-tu de toi-même? » L'Eglise devait réfléchir sur sa fidélité à son fondateur, à son message , à l'homme vers lequel elle est envoyée. Si les textes sont parfois difficiles à comprendre parce que écrits dans un langage savant, un acte liturgique et
prophétique nous aide à comprendre l'esprit et le message de ce concile.
    La messe qui se célébrait dos au peuple est désormais célébrée face au peuple. C'est le signe d'une Eglise qui est dans le monde, pour le monde, qui écoute, discute, dialogue avec les hommes de son temps ; une communauté qui ne condamne pas mais voit dans la culture de l'homme à évangéliser ce qu'il y a de bien, de beau et de vrai et n'a pas peur de corriger les erreurs et les perversions de certains aspects de la culture
moderne.
     Bien que n'ayant pas fait partie des pères conciliaires, le pape François a bien compris l'intuition de ce concile quand il dit vouloir que l'Eglise soit comme un hôpital de campagne qui accueille et soigne les blessés de la vie avec pour médicament la miséricorde. Sa belle parole : « je veux une Eglise pauvre au service des pauvres »
n'est pas seulement destinée à ramener la communauté des disciples à la vérité évangélique mais surtout à rendre l'Eglise crédible ... une crédibilité entamée par certains comportements et scandales de ses membres.
    Depuis le Christ, passant par le temps apostolique jusqu'à aujourd'hui, l'Eglise est crédible quand elle se met du côté des pauvres et vit de manière pauvre. Voici une trentaine d'années,, l'Amérique Latine était majoritairement catholique. La théologie de la libération vécue par l'Eglise latino-américaine , s'inspirant des Béatitudes, voulait faire du pauvre son propre libérateur. En Afrique, l'Eglise est restée pendant de longues années cette auberge des pauvres en scolarisant, donnant un avenir à une jeunesse négligée par l'Etat, en soignant les malades abandonnés faute de moyens.
    Que ce soit en Asie, en Afrique ou en Amérique Latine, l'Eglise a réveillé et donné l'espoir de la libération aux peuples vivant dans la dictature et l'oppression. En ayant le souci de la périphérie, des pauvres et des marginalisés, elle a souvent fait peur aux autorités politiques. La pauvreté évangélique nous ramène à la parole du père de l'enfant prodigue à son fils aîné : « ce qui est à moi est à toi ». Ecoles, hôpitaux, églises
sont la maison des pauvres et font grandir la promotion humaine. Comment s’occuper des pauvres sans être pauvre ?
Comment humaniser le monde sans être humain ?
                                                                                                         Faustin Mansiara,

 Faustin MANSIARA, curé de l’Unité Pastorale Notre-Dame des Champs (UPNDC) 0476 87 44 77 abbefaustin@yahoo.fr
Bernadette GOESSENS : baptêmes, communions, mariages, funérailles 019 51 12 86
Michel BULTOT : personne de contact pour baptêmes, mariages, funérailles 019 51 11 43
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